jeudi 27 janvier 2011

Le PS veut des "élections incontestables" au Gabon

aubry cambadélis

Dans un communiqué de son secrétaire national à l'Europe et aux relations internationales Jean-Christophe Cambadélis, le Parti socialiste appelle à des "élections nationales incontestables" au Gabon. 

Le PS s'inquiète de la "dégradation rapide du climat politique" après "la formation d’un gouvernement alternatif autour d’André Mba Obame puis la dissolution de l’Union nationale et la montée en tension qui traverse le pays". Les socialistes rappellent également qu'il "ne saurait y avoir de démocratie réelle sans une opposition autorisée et respectée, mais aussi un système électoral qui donne à chaque homme et à chaque femme une voix de valeur équivalente". Des conditions impossibles à remplir à l'heure actuelle en raison du "découpage très inégal des circonscriptions au Gabon". 

Source : Le JDD.fr

mercredi 26 janvier 2011

Gabon : Le ministre de l’Intérieur annonce la dissolution de l’Union nationale dans un communiqué

LIBREVILLE, 26 janvier (Infosplusgabon) - Le ministre gabonais de l’intérieur et de la Décentralisation, Jean Francois Ndongou a dissous ce mardi soir le parti Union nationale (UN-Opposition) et a levé l’immunité parlementaire du député André Mba Obame auprès de l’Assemblée nationale.
 

André Mba Obame autoproclamé président du Gabon: "crime de haute trahison"

LIBREVILLE - L'opposant et député gabonais André Mba Obame, qui conteste le pouvoir d'Ali Bongo Ondimba, a "violé gravement" la Constitution et commis "un crime de haute trahison" en s'autroclamant mardi président du Gabon, a affirmé le gouvernement gabonais dans un communiqué.

"En prenant la lourde responsabilité de s'autoproclamer président de la République et en formant une équipe gouvernementale insurrectionnelle", M. Mba Obame, les membres de son équipe et "ceux qui les y ont encouragés et soutenus viennent de violer gravement les dispositions constitutionnelles" du Gabon, selon ce communiqué lu dans la nuit de mardi sur la télévision publique RTG1 par le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Jean-François Ndongou.

"La violation de ces dispositions (...) constitue un crime de haute trahison puni par la loi", a ajouté M. Ndongou, parlant depuis Tchibanga (sud-ouest) où le président et le gouvernement séjournent en prélude à un Conseil des ministres sur place jeudi.

Député de Medouneu (nord) et officiellement classé 3e à la présidentielle du 30 août 2009 remportée par Ali Bongo, M. Mba Obame a toujours revendiqué la victoire à ce scrutin à tour unique. Mardi, il a prononcé à Libreville au siège de son parti, l'Union nationale (UN), le serment d'investiture comme président et nommé son "premier ministre", qui a formé "un gouvernement" de 18 ministres.

La Constitution gabonaise stipule notamment que "le Gabon est une République indivisible" et "aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s'attribuer l'exercice de la souveraineté nationale ni entraver le fonctionnement régulier des institutions de la République", a rappelé le ministre Ndongou, qui était entouré de ses collègues de la Défense nationale, Pacôme Rufin Ondzounga, et de la Communication, Paul Ndong Nguema.

Selon lui, André Mba Obame et son gouvernement "encourent les sanctions et les peines prévues par la loi", dont "la traduction des intéressés devant les tribunaux compétents, la demande de la levée de l'immunité parlementaire" de M. Mba Obame auprès de l'Assemblée nationale.

Les textes prévoient aussi la dissolution du parti, "la radiation de la Fonction publique des agents de l'Etat concernés". Le communiqué gouvernemental ne précise pas si toutes ces décisions évoquées étaient avec effet immédiat ou en projet.

"Par ailleurs, le gouvernement se réserve le droit de prendre toute autre mesure légale et réglementaire nécessaires dans cette situation", a poursuivi M. Ndongou.
Il a invité les populations à "vaquer librement à leurs occupations" et à "ne donner aucun crédit à cette situation incongrue et bien inutile", et exhorté les diplomates et étrangers vivant au Gabon à la sérénité.

Source AFP,  le 26 janvier 2011

mardi 25 janvier 2011

Gabon: André Mba Obame s'autoproclame président

 LIBREVILLE — L'opposant gabonais André Mba Obame, qui conteste l'élection d'Ali Bongo à la tête du Gabon depuis 2009, s'est autoproclamé mardi à Libreville président et annoncé la composition de son gouvernement dans une déclaration diffusée par sa télévision TV+.

Citant un article de "la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1793" qui évoque "l'insurrection" comme droit "quand le gouvernement viole le droit du peuple", M. Mba Obame a implicitement invité ses compatriotes à suivre l'exemple de la Côte d'Ivoire, où deux présidents proclamés se disputent le pouvoir, et de la Tunisie, où une révolte populaire a renversé le président Zine el Abidine Ben Ali.

"Nous y sommes. Prenons nos responsabilités. (...) Nous ne sommes pas plus lâches que les Ivoiriens, nous ne sommes pas plus lâches que les Tunisiens. Alors, l'Histoire est en marche, on y va"!, a-t-il dit après avoir annoncé le nom de son "Premier ministre": le Dr Raphaël Bandega Lendoye, professeur à l'Université Omar Bongo de Libreville.

"Désormais, il n'y a pas d'autre voie possible: le Gabon doit être dirigé par celui que les Gabonaises et les Gabonais ont réellement choisi", a encore affirmé André Mba Obame, faisant référence à lui-même.
Selon les images de TV+, cet ex-ministre de l'Intérieur qui a toujours contesté les résultats de la présidentielle organisée le 30 août 2009, a prononcé sa déclaration et le serment de la Constitution gabonaise "consacrant l'entrée en fonction du président de la République" devant une foule nombreuse au siège de l'Union nationale (UN, opposition) parti qu'il a créé avec d'autres candidats déclarés battus aux urnes par Ali Bongo Ondimba.
L'élection d'Ali Bongo, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin 2000, avait été validée par la Cour constitutionnelle après un long contentieux. Ali Bongo a été investi en octobre 2009.

"Le vote des Gabonais est plus fort que la décision d'une Cour constitutionnelle aux ordres", cette institution, "en ignorant le vote du peuple gabonais pour servir les intérêts d'un clan et imposer son candidat à la tête du pays, s'est disqualifiée d'elle-même", a estimé M. Mba Obame, expliquant avoir pris le temps de la réflexion avant de se proclamer président quinze mois après le scrutin.

"J'avais décidé qu'il était de ma responsabilité de vainqueur de cette élection de privilégier l'intérêt supérieur de notre pays et accepter la mort dans l'âme l'inacceptable en laissant l'imposture s'installer au pouvoir. C'est pourquoi à l'époque, je n'avais pas donné le mot d'ordre que tous attendaient et que plusieurs me suggéraient fortement. Je ne vous avais pas demandé à l'époque de descendre dans la rue", a-t-il dit, sans toutefois appeler clairement à des manifestations de rue.

Après la déclaration de M. Mba Obame, son "Premier ministre", le Dr Lendoye, dévoilé une liste de 19 personnes -y compris lui-même- composant son "gouvernement". Dans cette liste, l'ex-candidat à la présidentielle Bruno Ben Moubamba a le portefeuille de "ministre des Affaires étrangères".

Source:  AFP

samedi 18 décembre 2010

Gabon : Toutes les télés du monde

Toutes les télés du monde

Parmi les émissions les plus regardées au Gabon, Pluriel s'attaque aux problèmes politiques du pays mais est soupçonné d'être l'instrument du pouvoir. En tout cas, l'émission ne battra jamais les records d'audience de l'ultrapopulaire Kongossa, soap-opera diffusé en boucle sur la chaîne publique et ses concurrentes !


Voici le lien vidéo vers le reportage  réalisé au Gabon: http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=10,0,0,0

Source : ARTE F (France, 2010, 26mn)

vendredi 17 décembre 2010

La Françafrique décryptée - Documentaire

Patrick Benquet décrypte les relations entre l'Hexagone et ses colonies.
Patrick Benquet, comment résume-t-on en 2h40 cinquante années de Françafrique ?
Mon objectif était d'être très pédagogique, tout en restant historiquement dans la vérité. J'ai donc choisi la ligne énergétique, sachant que l'approvisionnement de la France, après la perte du Sahara, était l'obsession du général de Gaulle. Selon moi, c'est l'axe principal de la Françafrique.

Vous soulignez l'influence de certains dirigeants africains sur nos affaires intérieures...
Avec l'argent du pétrole, il a été possible de mettre en place des chefs d'État à coups d'opérations plus ou moins secrètes pour maintenir une certaine stabilité. Parallèlement, ce pétrole pas cher a consolidé notre niveau de vie et l'argent de cette industrie a permis de financer des partis politiques, ce qui fut révélé par l'affaire Elf. Par effet retour, certains personnages africains ont pris partiellement le pouvoir sur la société française, comme Omar Bongo au Gabon.

D'autres pays ont-ils mis en place des systèmes semblables ?
Le lien entre la France et ses quatorze colonies était beaucoup plus forts que ceux établis par l'Angleterre, le Portugal ou l'Espagne. C'est une spécificité.

Comment interprétez-vous la situation actuelle en Côte d'Ivoire ?
Cela confirme l'idée que Gbagbo fait une nouvelle fois un bras d'honneur à la France malgré la pression internationale. La France a perdu la main.

Des témoins de premier plan s'expriment dans votre film. Pourquoi aujourd'hui ?
En disant que la Françafrique était terminée, Nicolas Sarkozy a peut-être libéré la parole de beaucoup de monde.

Pourquoi Charles Pasqua, « l'Africain », est-il absent ?
En effet, il manque dans le film ! J'avais un très beau témoin qui disait des choses importantes sur Pasqua, mais il s'est dégonflé devant la caméra.

Le 09/12/2010 à 13:19 par Emmanuel Galiero

INTERVIEW DE PATRICK BENQUET, LE RÉALISATEUR DU DOCUMENTAIRE

A travers cette interview, Patrick Benquet, le réalisateur du documentaire sur La Françafrique nous apporte de plus amples explications sur ce dossier qu'il a monté après plus d'un an de travail d'investigation. C'est une sorte de "bonus" pour éclairer encore davantage l'opinion.
Ainsi, Patrick Benquet  revient sur ses choix et motivations pour une plus grande clarté. Découvrez ses propos à travers les 8 liens suivants :

De Peuple Libre, le 17 décembre 2010